Réintégration de malades de longue durée sur le marché du travail

DEFI

Difficulté à réintégrer les malades de longue durée dans leur dernier emploi

Le nombre de malades de longue durée (≥ 12 mois d’absence du travail pour cause de maladie) a augmenté de manière exponentielle ces dernières années, de sorte qu’il y a aujourd’hui plus de malades de longue durée en Belgique que de chômeurs indemnisés. Le budget pour les maladies de longue durée s’élève entre-temps également à plus de 8 milliards d’euros sur base annuelle. Nous constatons souvent que la solution ne réside pas dans une remise au travail dans l’entreprise propre (ceci reste la première option, mais ce n’est p. ex. pas toujours réalisable physiquement), mais bien dans une réorientation vers une autre profession et/ou un autre secteur. À partir de 2023, une sanction a été infligée aux entreprises privées qui comptent un nombre excessif de malades de longue durée par rapport à leur secteur (2x plus) et à l’ensemble du secteur privé (3x plus). Il s’agit d’environ 150 entreprises en Belgique, où un certain nombre d’entreprises du commerce considèrent ce régime comme très injuste, en raison de l’absence de transparence sur les chiffres, d’erreurs dans les chiffres, de l’évaluation rétroactive, etc. Cette procédure doit donc être évaluée et améliorée.

PROPOSITION

Impliquer activement les services de placement professionnel dans la réorientation vers d’autres entreprises et secteurs

Nous proposons que les entreprises devant payer une amende fédérale soient accompagnées en priorité par un consultant personnel du VDAB, du Forem, d’Actiris et d’Arbeitsamt. Avec les entreprises et les travailleurs en question, il est alors possible d’examiner ensemble si une réintégration dans un autre secteur est possible. Tous ces malades de longue durée ne pourront en effet pas reprendre le travail chez leur employeur actuel, notamment en raison de la nature des emplois. En Scandinavie aussi, nous constatons que la meilleure solution pour les carrières plus longues consiste à permettre une plus grande mobilité professionnelle entre les emplois, les fonctions, les secteurs… à un âge plus avancé.

Lancer le débat

Partagez votre avis sur les réseaux sociaux

PARTAGEZ SUR

Pour approfondir le sujet

Gil Gennaux

Social Advisor

Sur le même sujet